Glossaire
Glossaire de la cybersécurité
Rançongiciel, MFA, NIS2, Zero Trust, EDR : 20 termes essentiels de la cybersécurité expliqués simplement pour les dirigeants de PME et ETI.
Le vocabulaire de la cybersécurité est truffé de sigles anglais et d’acronymes qui peuvent vite décourager un dirigeant, un DAF ou un responsable IT. Pourtant, maîtriser une vingtaine de mots suffit souvent à mieux dialoguer avec ses équipes et ses prestataires, et surtout à prendre les bonnes décisions au bon moment. J’ai réuni ici les termes que je rencontre le plus souvent en mission, définis simplement et classés par ordre alphabétique.
Les 20 termes à connaître
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ANSSI — Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, l’autorité française de référence en cybersécurité. Elle publie des guides et des recommandations, et accompagne les organisations, notamment les opérateurs les plus critiques.
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Authentification multifacteur (MFA) — Méthode qui exige au moins deux preuves d’identité distinctes pour se connecter (un mot de passe et un code reçu sur le téléphone, par exemple). Elle réduit fortement le risque lié au vol d’un mot de passe.
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Chiffrement — Transformation de données lisibles en un format illisible sans la clé de déchiffrement. Il protège la confidentialité des informations, aussi bien au repos (sur les disques) qu’en transit (sur le réseau).
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EBIOS Risk Manager — Méthode d’analyse et de gestion des risques numériques promue par l’ANSSI. Elle aide à identifier les scénarios de menace prioritaires et à choisir les mesures de sécurité en fonction des enjeux métier réels.
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EDR (Endpoint Detection and Response) — Solution installée sur les postes et serveurs qui détecte les comportements suspects et permet de réagir : isoler une machine, investiguer, remédier. Elle va nettement plus loin qu’un antivirus classique.
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Hameçonnage (phishing) — Technique d’attaque par message frauduleux, le plus souvent par e-mail, qui imite un tiers de confiance pour voler des identifiants ou piéger l’utilisateur. C’est l’une des portes d’entrée les plus courantes.
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ISO/IEC 27001 — Norme internationale décrivant un système de management de la sécurité de l’information (SMSI). Elle fournit un cadre pour organiser, piloter et améliorer la sécurité dans la durée, avec une certification possible.
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Moindre privilège — Principe consistant à n’accorder à chaque personne ou système que les droits strictement nécessaires à sa tâche. Il limite l’impact d’un compte compromis.
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NIS2 — Directive européenne qui renforce les obligations de cybersécurité pour un large éventail d’entités des secteurs dits essentiels et importants. Elle élargit le périmètre et durcit les exigences par rapport à la première directive NIS.
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Patch (correctif) — Mise à jour logicielle qui corrige une vulnérabilité ou un défaut. Appliquer les correctifs rapidement est l’une des mesures les plus efficaces, et les plus simples, contre les attaques.
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PCA / PRA — Plan de continuité d’activité et plan de reprise d’activité. Le premier organise le maintien des activités pendant une crise, le second le retour à la normale après un incident majeur.
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Rançongiciel (ransomware) — Logiciel malveillant qui chiffre les données de la victime et réclame une rançon pour les restituer. C’est aujourd’hui l’une des menaces les plus coûteuses pour les organisations.
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RGPD — Règlement général sur la protection des données, cadre européen qui encadre le traitement des données personnelles. Il impose des principes (finalité, minimisation, sécurité) et garantit des droits aux personnes concernées.
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RPO / RTO — Deux objectifs de résilience. Le RPO (Recovery Point Objective) désigne la quantité maximale de données que l’on accepte de perdre ; le RTO (Recovery Time Objective), le délai maximal acceptable pour rétablir un service.
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RSSI — Responsable de la sécurité des systèmes d’information, la personne qui pilote la stratégie de cybersécurité d’une organisation. Ce rôle peut être externalisé, ce qui a du sens pour beaucoup de PME.
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Sauvegarde 3-2-1 — Règle de bon sens pour les sauvegardes : conserver 3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site ou hors ligne. C’est une protection précieuse, notamment contre les rançongiciels.
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Segmentation — Découpage d’un réseau en zones cloisonnées pour limiter la circulation d’un attaquant. Si une zone est compromise, les autres restent mieux protégées.
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SIEM (Security Information and Event Management) — Outil qui centralise et met en corrélation les journaux (logs) de nombreux systèmes pour détecter les incidents. Il constitue souvent le cœur technique d’un SOC.
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SOC (Security Operations Center) — Équipe et dispositif chargés de surveiller, détecter et traiter les incidents de sécurité en continu. Il peut être interne ou confié à un prestataire spécialisé.
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Zero Trust — Approche qui n’accorde aucune confiance implicite à un accès, même interne, et vérifie systématiquement l’identité et le contexte. On la résume souvent par la formule « ne jamais faire confiance, toujours vérifier ».
Comment utiliser ce glossaire
Inutile de tout retenir. L’objectif est plutôt d’avoir un point de repère : quand un prestataire vous parle d’EDR ou de SIEM, quand un contrat évoque un RTO, ou quand la presse mentionne NIS2, vous savez de quoi il retourne. C’est déjà un grand pas pour garder la main sur vos décisions de sécurité.
Si un terme reste flou ou si vous souhaitez faire le point sur votre niveau de protection, parlons-en simplement via la page contact.